Presse Flexo 4, 6 ou 8 Couleurs : Combien Vous en Faut-il ?
Vous contactez un fabricant, un distributeur ou un fournisseur de presses flexographiques et, très rapidement, une question arrive : « De combien de couleurs d’impression avez-vous besoin ? »
Pour de nombreux acheteurs, cette question est difficile. Vous connaissez peut-être parfaitement le produit que vous souhaitez fabriquer, vous disposez d’un échantillon ou d’un fichier graphique et vous avez déjà une idée de votre budget. Mais cela ne signifie pas que vous savez si votre projet nécessite 4, 6 ou 8 groupes d’impression.
Vous n’avez pas besoin de deviner. Le nombre de groupes doit être déterminé à partir des travaux que vous souhaitez réellement imprimer, puis comparé avec vos futurs projets et votre niveau d’investissement.
En bref : comment savoir combien de couleurs il vous faut ?
Ne comptez pas simplement les couleurs visibles sur votre produit. Commencez par faire analyser un ou plusieurs travaux représentatifs afin d’identifier la quadrichromie CMJN, les tons directs, le blanc couvrant, le vernis et les éventuelles couleurs imprimées au verso.
Vous pourrez ensuite déterminer deux choses différentes :
- le nombre minimal de groupes nécessaires pour vos travaux actuels ;
- le nombre de groupes qu’il est raisonnable d’acheter compte tenu de vos futurs travaux et de votre budget.
C’est cette deuxième décision qui permet réellement de comparer une presse flexo 4, 6 ou 8 couleurs.

Pourquoi cette question est-elle si difficile pour un acheteur ?
Un fabricant travaille naturellement avec des termes comme « groupes d’impression », « quadrichromie », « tons directs » ou « blanc couvrant ». L’acheteur, lui, pense généralement en termes de produits.
| Ce que connaît généralement l’acheteur | Ce que le fabricant doit finalement déterminer |
|---|---|
| Je veux imprimer cette étiquette. | Combien de groupes sont nécessaires pour ce graphisme ? |
| Voici mon sac en papier. | Le travail utilise-t-il des tons directs ou une quadrichromie ? |
| Voici le fichier de mon emballage. | Le blanc, le vernis ou d’autres couches occupent-ils des groupes supplémentaires ? |
| Je souhaite aussi produire d’autres produits plus tard. | Combien de groupes supplémentaires faut-il raisonnablement prévoir ? |
| Mon budget est limité. | Quelle configuration couvre la majorité des travaux sans surdimensionner la presse ? |
Le problème n’est donc pas que l’acheteur « ne connaît pas assez bien l’impression ». Il faut simplement traduire le produit et le graphisme en besoins d’impression avant de choisir la machine.
Quand un fournisseur demande « combien de couleurs ? », que veut-il réellement savoir ?
Dans une discussion commerciale sur une presse flexographique, une « presse 6 couleurs » désigne généralement une machine disposant de six groupes d’impression.
Chaque groupe peut être utilisé pour déposer une encre ou, selon le procédé, une fonction imprimée supplémentaire.
Cela signifie qu’un groupe peut être utilisé pour :
- une couleur de la quadrichromie CMJN ;
- un ton direct Pantone ;
- un blanc couvrant ;
- un vernis lorsque celui-ci est appliqué par un groupe d’impression ;
- une couleur imprimée sur l’autre face du support ;
- certaines encres ou couches spéciales selon le projet.
Le nombre de groupes n’est donc pas toujours égal au nombre de couleurs que l’œil distingue sur le produit fini.
Couleurs visibles, encres et groupes d’impression : quelle différence ?
| Notion | Ce qu’elle signifie pour l’acheteur |
|---|---|
| Couleurs visibles | Toutes les couleurs que vous percevez sur le produit fini. |
| Encres d’impression | Les encres réellement utilisées pour produire ces couleurs. |
| Groupes d’impression | Les unités de la presse disponibles pour déposer successivement ces encres ou certaines couches supplémentaires. |
Exemple : un emballage semble présenter six couleurs
Vous observez du rouge, du bleu, du vert, de l’orange, du noir et du jaune sur le produit. Il serait tentant de conclure :
« Il me faut une presse 6 couleurs. »
Mais plusieurs de ces teintes peuvent avoir été obtenues par la combinaison des quatre encres de la quadrichromie CMJN.
Dans ce cas, le graphisme peut contenir beaucoup plus de quatre couleurs visibles tout en utilisant seulement quatre séparations process.
Exemple inverse : un graphisme paraît simple mais demande davantage de groupes
Prenons une étiquette transparente comportant une photographie, un logo rouge et certaines zones qui doivent rester opaques.
Le travail peut nécessiter :
- CMJN pour l’image ;
- un ton direct pour le rouge de marque ;
- un blanc couvrant sous certaines zones.
Ce produit peut donc nécessiter 6 groupes d’impression même si, visuellement, le graphisme ne semble pas particulièrement complexe.
Qu’est-ce que la quadrichromie CMJN ?
La quadrichromie utilise quatre encres de base : cyan, magenta, jaune et noir. En combinant ces encres par trames, il est possible de reproduire un grand nombre de couleurs, de photographies et de dégradés.
Pour un acheteur, le point essentiel n’est pas d’apprendre à réaliser lui-même la séparation des couleurs. Il faut simplement comprendre qu’un graphisme présentant de nombreuses teintes peut parfois être produit avec quatre groupes CMJN.
Une presse 4 couleurs signifie-t-elle toujours CMJN ?
Non. Quatre groupes peuvent également être utilisés pour quatre tons directs, trois couleurs plus un vernis ou d’autres combinaisons adaptées au produit.
Le nombre de groupes indique la capacité disponible ; leur utilisation dépend du travail.
Qu’est-ce qu’un ton direct et pourquoi peut-il ajouter un groupe ?
Un ton direct est une couleur imprimée avec une encre préparée spécifiquement, par exemple une couleur Pantone utilisée pour reproduire avec précision l’identité visuelle d’une marque.
Si un travail utilise :
CMJN + 2 tons directs Pantone
il peut nécessiter :
4 + 2 = 6 groupes d’impression.
C’est une situation fréquente lorsque la reproduction standard CMJN doit être complétée par une ou plusieurs couleurs de marque.
Pourquoi le blanc couvrant est-il souvent oublié par les acheteurs ?
Sur un support transparent ou coloré, le blanc couvrant peut nécessiter un groupe d’impression supplémentaire.
Un acheteur qui regarde uniquement son fichier graphique peut penser que le produit nécessite quatre couleurs CMJN. Mais si l’impression doit apparaître opaque sur un film transparent, une couche de blanc peut également être nécessaire.
Exemple simple
Graphisme principal :
- CMJN : 4 groupes ;
- blanc couvrant : 1 groupe.
Configuration à analyser :
5 groupes d’impression.
Si un ton direct Pantone est également nécessaire, le projet peut alors passer à 6 groupes.
Le vernis doit-il également être compté ?
Oui, lorsqu’il est appliqué à l’aide d’un groupe d’impression de la presse.
C’est pourquoi une demande comme « je veux six couleurs » doit être clarifiée. Le client peut réellement vouloir :
- 6 encres de couleur ;
- 5 couleurs + 1 vernis ;
- 4 couleurs CMJN + 1 Pantone + 1 vernis ;
- 4 couleurs CMJN + blanc + vernis.
Ces quatre projets utilisent potentiellement six groupes, mais ils ne correspondent pas au même travail.
Tableau indicatif : combien de groupes différents travaux peuvent-ils nécessiter ?
| Travail à imprimer | Groupes à étudier | Logique |
|---|---|---|
| Quadrichromie CMJN | 4 | Cyan + magenta + jaune + noir. |
| CMJN + 1 Pantone | 5 | 4 groupes process + 1 ton direct. |
| CMJN + 2 Pantone | 6 | 4 groupes process + 2 tons directs. |
| CMJN + blanc couvrant | 5 | Le blanc occupe un groupe supplémentaire. |
| CMJN + blanc + 1 Pantone | 6 | 4 groupes process + blanc + ton direct. |
| CMJN + 2 Pantone + blanc + vernis | 8 | Plusieurs fonctions doivent être réalisées dans le même passage. |
| 3 tons directs + vernis | 4 | Aucune quadrichromie n’est nécessaire. |
| 4 couleurs recto + 2 couleurs verso | 6 avec configuration adaptée | Le nombre total doit également être associé au trajet de bande. |
Ce tableau sert uniquement à comprendre la logique de planification. Le nombre réel de groupes doit être confirmé à partir de la séparation des couleurs, du support, de la face d’impression et du procédé prévu.
Que faire si vous n’avez qu’une photo ou un échantillon ?
Ne choisissez pas vous-même le nombre de groupes en comptant les couleurs visibles.
Si vous êtes un acheteur, un importateur ou un distributeur et que vous ne disposez pas encore d’une séparation des couleurs, vous pouvez transmettre :
- une photo nette du produit ;
- un échantillon physique ;
- le fichier graphique disponible ;
- le type de support ;
- l’information indiquant si le support est transparent, blanc ou coloré ;
- les exigences éventuelles de blanc, de vernis ou d’impression au verso.
Le fabricant ou le spécialiste prépresse peut alors aider à déterminer combien de groupes sont réellement nécessaires.
Le fournisseur vous demande un nombre de couleurs avant même que vous le connaissiez ?
Vous pouvez répondre simplement :
« Le nombre de groupes est à confirmer. Voici nos produits et nos fichiers représentatifs ; merci de recommander la configuration adaptée. »
C’est une réponse beaucoup plus fiable que de choisir arbitrairement 4, 6 ou 8 couleurs.
N’analysez pas seulement votre travail le plus complexe
Une autre erreur fréquente consiste à prendre le produit le plus compliqué que l’entreprise pourrait éventuellement imprimer et à dimensionner toute la presse autour de ce seul travail.
Pour choisir correctement, analysez plusieurs travaux représentatifs de votre activité réelle.
Idéalement, sélectionnez :
- un travail très fréquent ;
- un travail moyen représentatif ;
- un travail utilisant davantage de groupes ;
- un futur produit déjà commercialement crédible.
Cela permet de déterminer non seulement le nombre maximal de groupes qui pourrait être nécessaire, mais surtout à quelle fréquence ces groupes supplémentaires seront réellement utilisés.
La vraie décision commence après le calcul du besoin minimum
Savoir qu’un travail nécessite 4, 5 ou 6 groupes ne suffit pas encore pour décider quelle presse acheter.
L’acheteur doit ensuite répondre à une seconde question :
« Dois-je acheter uniquement ce dont j’ai besoin aujourd’hui ou conserver une marge pour les futurs travaux ? »
C’est à ce moment que le budget, la fréquence des commandes, les nouveaux marchés prévus et le taux d’utilisation des groupes supplémentaires deviennent réellement importants.
La suite de ce guide comparera donc les situations dans lesquelles une presse 4, 6 ou 8 couleurs constitue un choix raisonnable, en distinguant les besoins actuels des projets futurs encore incertains.
Presse flexo 4 couleurs : quand est-elle réellement suffisante ?
Une presse 4 couleurs peut être suffisante lorsque la grande majorité de vos travaux utilisent régulièrement quatre groupes ou moins.
Cela peut correspondre à une quadrichromie CMJN, à plusieurs tons directs, ou à une combinaison plus simple comme trois couleurs plus un vernis.
Pour l’acheteur, la bonne question n’est donc pas seulement :
« Mon produit peut-il être imprimé en 4 couleurs ? »
mais plutôt :
« Quelle proportion de mes commandes peut réellement être produite avec 4 groupes ? »
Une presse 4 couleurs mérite d’être étudiée en priorité si…
- vos travaux actuels utilisent principalement la quadrichromie CMJN ;
- vos produits utilisent généralement 1 à 4 tons directs ;
- le blanc couvrant ou le vernis n’est nécessaire que rarement ;
- vos futurs produits ne sont pas encore suffisamment confirmés pour justifier davantage de groupes ;
- votre budget doit rester concentré sur les fonctions réellement utilisées.
Exemple : acheteur produisant principalement des sacs kraft
Un fabricant souhaite imprimer des sacs en papier kraft comportant principalement un logo, du texte et quelques éléments graphiques en 2 à 4 tons directs.
Si cette structure représente la majorité des commandes, une presse 4 couleurs peut offrir davantage de valeur qu’une presse 8 couleurs dont la moitié des groupes resteraient presque toujours inutilisés.
Quand faut-il passer de 4 à 6 groupes d’impression ?
Le passage de 4 à 6 groupes devient intéressant lorsque les cinquième et sixième groupes correspondent à des besoins réguliers, et non seulement à des possibilités futures.
C’est souvent le cas lorsqu’un acheteur commence à rencontrer fréquemment des travaux comme :
- CMJN + 1 ton direct ;
- CMJN + 2 tons directs ;
- CMJN + blanc couvrant ;
- CMJN + blanc + 1 Pantone ;
- 4 couleurs + vernis + une couleur supplémentaire.
Exemple : aujourd’hui 4 groupes suffisent, mais les nouvelles commandes changent
Une entreprise produit actuellement surtout des étiquettes en quadrichromie CMJN. Historiquement, quatre groupes étaient donc suffisants.
Mais de nouveaux clients demandent désormais régulièrement :
- une couleur Pantone de marque ;
- un blanc couvrant sur certaines étiquettes transparentes.
Dans cette situation, les groupes supplémentaires ne sont plus une simple réserve théorique. Ils commencent à répondre à une évolution réelle du portefeuille de commandes.
Une presse 6 couleurs mérite alors une comparaison sérieuse avec une presse 4 couleurs.
Une presse 6 couleurs est-elle automatiquement plus sûre pour l’avenir ?
Pas automatiquement. Acheter davantage de groupes peut améliorer la flexibilité, mais cette marge doit être reliée à des travaux futurs crédibles.
Si vos commandes actuelles utilisent seulement 2 ou 3 groupes et que vous n’avez encore aucun projet commercial nécessitant 5 ou 6 groupes, une presse 6 couleurs peut représenter une capacité sous-utilisée pendant plusieurs années.
Distinguez trois types de besoins futurs
| Type de besoin futur | Exemple | Impact sur la décision |
|---|---|---|
| Confirmé | Un client a déjà validé des travaux CMJN + 2 Pantone. | Doit peser fortement dans le choix. |
| Probable | Votre marché demande régulièrement du blanc couvrant et vous préparez déjà cette offre. | Peut justifier une marge supplémentaire. |
| Hypothétique | Vous pensez qu’un jour vous pourriez imprimer des travaux 8 couleurs. | Ne devrait pas, à lui seul, déterminer l’investissement. |
Plus un futur besoin est commercialement confirmé, plus il mérite d’influencer la configuration de la presse.
Quand une presse flexo 8 couleurs devient-elle réellement justifiée ?
Une presse 8 couleurs devient pertinente lorsque les travaux nécessitant 7 ou 8 groupes représentent une partie importante ou stratégique de votre activité.
Elle peut être intéressante lorsque vos produits combinent régulièrement plusieurs éléments comme :
- quadrichromie CMJN ;
- plusieurs tons directs ;
- blanc couvrant ;
- vernis ;
- impression sur deux faces ;
- certaines encres ou couches spéciales selon l’application.
Exemple : CMJN + 2 Pantone + blanc + vernis
Ce travail peut utiliser :
- 4 groupes pour CMJN ;
- 2 groupes pour les tons directs ;
- 1 groupe pour le blanc ;
- 1 groupe pour le vernis.
Total :
8 groupes d’impression.
Si ce type de travail revient chaque semaine ou représente une part importante du chiffre d’affaires prévu, une presse 8 couleurs peut être cohérente.
Mais un seul travail 8 couleurs ne suffit pas toujours
Un acheteur peut disposer d’un seul produit nécessitant huit groupes, alors que 90 % de sa production fonctionne avec quatre ou six groupes.
Dans ce cas, il faut comparer :
- le coût supplémentaire de la presse 8 couleurs ;
- la marge générée par les travaux 8 couleurs ;
- leur fréquence réelle ;
- la possibilité de les sous-traiter temporairement ;
- la probabilité que ce volume augmente réellement.
La présence d’un travail complexe ne signifie pas automatiquement que toute la machine doit être dimensionnée autour de ce travail.
Utilisez le taux d’utilisation des groupes pour prendre une décision
Une méthode simple consiste à classer vos commandes selon le nombre de groupes réellement nécessaires.
Au lieu de demander seulement « quel est mon travail le plus complexe ? », demandez :
« Combien de groupes utilisent la majorité de mes commandes ? »
Exemple A : la majorité des travaux utilise 4 groupes
| Nombre de groupes nécessaires | Part approximative des commandes |
|---|---|
| 1 à 4 groupes | 65 % |
| 5 à 6 groupes | 30 % |
| 7 à 8 groupes | 5 % |
Dans cet exemple, une presse 6 couleurs mérite généralement davantage d’attention qu’une presse 8 couleurs, car elle couvre déjà une très grande partie des besoins réguliers.
Les 5 % de travaux les plus complexes doivent être analysés séparément avant de justifier deux groupes supplémentaires.
Exemple B : les travaux 7 à 8 groupes deviennent stratégiques
| Nombre de groupes nécessaires | Part approximative des commandes |
|---|---|
| 1 à 4 groupes | 25 % |
| 5 à 6 groupes | 35 % |
| 7 à 8 groupes | 40 % |
Dans cette situation, les commandes utilisant 7 ou 8 groupes ne sont plus marginales. Une presse 8 couleurs peut alors réduire les limitations commerciales et éviter de refuser régulièrement des travaux importants.
Faut-il acheter plus de groupes « au cas où » ?
Une petite marge peut être raisonnable ; une surcapacité importante basée uniquement sur des hypothèses l’est beaucoup moins.
L’acheteur doit distinguer :
- la marge utile ;
- la marge spéculative.
Marge utile
Vous utilisez actuellement quatre groupes, mais plusieurs nouveaux clients demandent déjà un cinquième ou un sixième groupe.
Passer à six groupes peut alors offrir une marge cohérente.
Marge spéculative
Vous utilisez actuellement deux ou trois groupes, mais envisagez une presse 8 couleurs uniquement parce que « cela pourrait être utile un jour ».
Cette logique peut immobiliser du budget dans une capacité qui ne génère aucun revenu immédiat.
Comment intégrer votre budget dans le choix du nombre de couleurs ?
Le budget ne doit pas être utilisé uniquement pour choisir « la machine la moins chère ». Il doit servir à répartir l’investissement entre les fonctions qui créent réellement de la valeur.
Si votre budget est limité, il peut être préférable de choisir le nombre de groupes correspondant à vos travaux réels et d’investir davantage dans les fonctions qui améliorent directement votre production.
Selon le projet, cela peut concerner :
- le contrôle de tension ;
- le séchage ;
- le changement rapide ;
- le contrôle du repérage ;
- la finition ;
- l’automatisation ;
- l’outillage nécessaire aux travaux principaux.
Exemple : 6 groupes mieux équipés ou 8 groupes sous-utilisés ?
Un acheteur dispose d’un budget défini. Ses travaux réguliers utilisent principalement 5 ou 6 groupes, tandis que les travaux 8 couleurs restent rares.
Il peut être plus rationnel de comparer :
une presse 6 couleurs mieux adaptée au workflow réel
avec :
une presse 8 couleurs dont les groupes supplémentaires seraient rarement utilisés.
Le bon choix dépend du coût total et des performances de chaque configuration, mais l’exemple montre pourquoi le nombre maximal de groupes ne doit pas être le seul critère.
4 ou 6 couleurs : quelles questions poser avant de décider ?
Si vous hésitez entre 4 et 6 groupes, examinez vos travaux réels.
- Combien de commandes utilisent déjà plus de 4 groupes ?
- Le blanc couvrant revient-il régulièrement ?
- Les couleurs Pantone sont-elles fréquentes ?
- Ces travaux sont-ils déjà confirmés commercialement ?
- Devez-vous actuellement refuser ou sous-traiter certains travaux ?
- La différence d’investissement peut-elle être absorbée par ces nouvelles commandes ?
Si les groupes 5 et 6 ont déjà une utilisation identifiable, la configuration 6 couleurs devient beaucoup plus facile à justifier.
6 ou 8 couleurs : comment éviter de surdimensionner la presse ?
Pour passer de 6 à 8 groupes, appliquez la même logique, mais soyez encore plus attentif à la fréquence d’utilisation.
Demandez :
- combien de travaux exigent réellement 7 ou 8 groupes ;
- quelle marge ces commandes génèrent ;
- si elles sont récurrentes ou exceptionnelles ;
- si ces travaux représentent un nouveau marché stratégique ;
- si les groupes supplémentaires seront utilisés pour des couleurs, du blanc, du vernis ou d’autres fonctions ;
- si une configuration 6 couleurs couvre déjà la majorité des besoins rentables.
Ne choisissez pas uniquement selon la capacité maximale annoncée
Une presse 8 couleurs peut naturellement produire des travaux utilisant moins de groupes. Mais cette flexibilité ne signifie pas que l’investissement supplémentaire est automatiquement rentable.
Le meilleur nombre de groupes est celui qui couvre efficacement votre portefeuille réel de commandes avec une marge future raisonnable.
Pour comparer les différentes configurations disponibles, les acheteurs peuvent consulter les presses flexographiques personnalisables selon le nombre de groupes d’impression et utiliser leurs propres travaux comme base de configuration.
Une méthode simple : actuel, probable, hypothétique
Avant de demander un devis, répartissez vos besoins en trois colonnes.
| Niveau | Ce qu’il contient | Poids dans la décision |
|---|---|---|
| Travaux actuels | Commandes déjà produites ou confirmées. | Très élevé. |
| Travaux probables | Applications déjà en développement commercial. | Moyen à élevé. |
| Travaux hypothétiques | Possibilités futures sans commandes concrètes. | Faible. |
Votre presse doit d’abord être rentable sur les travaux actuels et probables. Les projets hypothétiques peuvent influencer la marge d’évolution, mais ne devraient pas, à eux seuls, définir toute la machine.
La bonne décision n’est pas « le plus de couleurs possible »
Pour un acheteur, choisir entre 4, 6 et 8 groupes revient donc à équilibrer trois éléments :
- ce que vos produits exigent aujourd’hui ;
- ce que vos futurs marchés demanderont probablement ;
- ce que votre budget peut financer sans réduire la qualité des autres fonctions importantes.
Une presse 4 couleurs peut être parfaitement rationnelle pour une activité stable. Une presse 6 couleurs peut offrir une marge très utile lorsque les Pantone, le blanc ou d’autres fonctions deviennent réguliers. Une presse 8 couleurs peut être justifiée lorsque les travaux complexes représentent réellement une part importante de la production.
Le nombre de groupes doit donc suivre votre portefeuille de commandes, et non votre peur de manquer un travail hypothétique dans le futur.
La prochaine étape consiste à appliquer cette logique à des cas concrets : étiquettes papier, étiquettes transparentes, sacs kraft, papier pour gobelets, emballages souples, impression recto-verso et projets de nouveaux investisseurs.
Le type de produit permet-il de déterminer directement le nombre de couleurs ?
Non. Une étiquette, un sac en papier ou un emballage souple ne correspond pas automatiquement à un nombre précis de groupes d’impression.
Deux acheteurs peuvent fabriquer le même type de produit et avoir besoin de presses très différentes. La différence vient généralement du graphisme, des encres utilisées, du support, de l’impression recto-verso et des fonctions supplémentaires comme le blanc couvrant ou le vernis.
Le type de produit constitue donc un point de départ. Le nombre réel de groupes doit ensuite être déterminé à partir de plusieurs travaux représentatifs.
Combien de groupes faut-il pour imprimer des étiquettes papier ?
Une étiquette papier peut nécessiter seulement 1 à 4 groupes, mais certains travaux demandent 5 ou 6 groupes lorsque des tons directs ou un vernis sont ajoutés.
Cas 1 : étiquette imprimée en quadrichromie
Une étiquette comportant des photographies, des dégradés et plusieurs couleurs visuelles peut être réalisée en quadrichromie CMJN.
Dans ce cas, le besoin de base peut être :
CMJN = 4 groupes d’impression.
Cas 2 : CMJN avec une couleur de marque
Si le client souhaite reproduire une couleur Pantone précise pour son logo, la configuration peut devenir :
CMJN + 1 ton direct = 5 groupes.
Avec deux tons directs, le travail peut atteindre 6 groupes.
Cas 3 : couleur de marque et vernis
Si un vernis est appliqué par un groupe d’impression, il faut également le prendre en compte.
Un travail peut par exemple devenir :
CMJN + 1 Pantone + 1 vernis = 6 groupes.
Pour l’acheteur, la conclusion importante est simple : une étiquette « multicolore » ne signifie pas automatiquement qu’il faut une presse 6 ou 8 couleurs.
Pourquoi les étiquettes transparentes peuvent-elles nécessiter davantage de groupes ?
Sur un support transparent, le blanc couvrant peut ajouter un groupe qui n’aurait pas été nécessaire sur un papier blanc.
C’est l’un des cas les plus fréquents où un acheteur sous-estime le nombre de groupes nécessaires.
Exemple : étiquette BOPP transparente en CMJN
Le graphisme semble correspondre à une quadrichromie classique. L’acheteur pense donc naturellement à une presse 4 couleurs.
Mais si certaines zones doivent apparaître opaques sur le BOPP transparent, le travail peut nécessiter :
- CMJN : 4 groupes ;
- blanc couvrant : 1 groupe.
Le besoin devient alors :
5 groupes d’impression.
Et si le logo doit également utiliser un Pantone ?
La configuration peut devenir :
- CMJN : 4 groupes ;
- blanc couvrant : 1 groupe ;
- ton direct Pantone : 1 groupe.
Soit :
6 groupes d’impression.
Cet exemple montre pourquoi un produit visuellement simple peut parfois nécessiter davantage de groupes qu’un graphisme beaucoup plus coloré imprimé uniquement en CMJN.
Un acheteur de sacs en papier a-t-il vraiment besoin de 6 ou 8 couleurs ?
Pas nécessairement. De nombreux sacs en papier kraft utilisent seulement quelques tons directs et peuvent être imprimés avec 1 à 4 groupes.
Un sac destiné à une boutique peut, par exemple, comporter :
- un logo noir ;
- un rouge de marque ;
- un élément graphique vert.
Ce travail peut être réalisé avec trois tons directs sans avoir besoin d’une quadrichromie complète.
Quand le nombre de groupes augmente-t-il ?
Il peut augmenter lorsque les futurs sacs doivent comporter :
- des photographies ;
- des dégradés complexes ;
- plusieurs couleurs de marque ;
- une impression sur les deux faces ;
- un vernis ou une autre fonction imprimée.
Un acheteur de sacs en papier ne devrait donc pas choisir une presse 6 couleurs uniquement parce qu’un autre fabricant de sacs utilise cette configuration. Il faut d’abord comparer les travaux réellement prévus.
Comment choisir le nombre de groupes pour le papier destiné aux gobelets ?
Les graphismes destinés aux gobelets peuvent aller d’un logo très simple à une décoration comprenant photographies, illustrations et couleurs de marque.
Travail simple en tons directs
Un gobelet destiné à un café peut utiliser uniquement :
- une couleur de fond ;
- un logo ;
- du texte.
Dans ce cas, 2 ou 3 groupes peuvent déjà suffire.
Travail en quadrichromie
Si le graphisme comporte des photographies ou de nombreux dégradés, une quadrichromie CMJN peut devenir plus adaptée :
4 groupes d’impression.
Quadrichromie avec couleurs de marque
Une grande chaîne de restauration peut exiger une reproduction très précise de certaines couleurs de son identité visuelle.
La configuration peut alors évoluer vers :
CMJN + 1 ou 2 tons directs = 5 ou 6 groupes.
Le choix dépend donc davantage du portefeuille de graphismes que du fait qu’il s’agisse simplement de « papier pour gobelets ».
Faut-il acheter directement une presse 8 couleurs pour l’emballage souple ?
Non. L’emballage souple peut justifier un nombre élevé de groupes, mais le simple fait d’imprimer du film ne signifie pas qu’une presse 8 couleurs est automatiquement nécessaire.
Exemple 1 : graphisme uniquement en CMJN
Un emballage peut présenter une photographie et de nombreuses couleurs tout en étant séparé uniquement en CMJN.
Du point de vue du nombre de groupes :
4 groupes peuvent couvrir le graphisme.
Exemple 2 : CMJN avec blanc couvrant
Sur un support transparent, le besoin peut devenir :
CMJN + blanc = 5 groupes.
Exemple 3 : CMJN avec blanc et deux tons directs
Le besoin peut atteindre :
CMJN + blanc + 2 Pantone = 7 groupes.
Exemple 4 : ajout d’un vernis
Si ce même produit nécessite également un vernis appliqué par un groupe, le projet peut atteindre :
8 groupes d’impression.
La question pour l’acheteur devient alors : ce type de travail représente-t-il une part suffisamment importante de mes commandes pour justifier une presse 8 couleurs ?
Comment compter les groupes pour une impression recto-verso ?
Le nombre total de couleurs ne suffit pas lorsqu’une partie du travail doit être imprimée au recto et une autre au verso.
Un acheteur peut dire :
« J’ai besoin de 6 couleurs. »
Mais son besoin réel peut être :
4 couleurs au recto + 2 couleurs au verso.
Ce projet est différent d’un travail utilisant six couleurs uniquement sur la même face.
Pourquoi faut-il le préciser au fournisseur ?
Parce que l’impression recto-verso peut influencer :
- le trajet de bande ;
- le dispositif de retournement ;
- la disposition des groupes ;
- l’ordre d’impression.
Lorsque vous demandez un devis, précisez donc non seulement combien de couleurs sont nécessaires, mais également où elles doivent être imprimées.
Que doit faire un distributeur lorsque son client fournit seulement un échantillon ?
Un distributeur ou un importateur ne devrait pas déterminer le nombre de groupes uniquement en regardant les couleurs visibles sur l’échantillon.
C’est une situation très fréquente : le client final fournit seulement un sac imprimé, une bobine d’étiquettes, une photo ou un emballage concurrent et demande une machine similaire.
Informations à transmettre au fabricant
Le distributeur peut d’abord communiquer :
- le produit final ;
- le support utilisé ;
- si le support est blanc, transparent, métallisé ou coloré ;
- si l’impression est réalisée sur une ou deux faces ;
- si un blanc couvrant ou un vernis est nécessaire ;
- le fichier graphique, lorsqu’il est disponible.
Le fabricant peut ensuite aider à déterminer :
séparation des couleurs → encres nécessaires → groupes d’impression nécessaires.
Cette méthode est beaucoup plus fiable que de répondre immédiatement au client : « vous avez besoin d’une presse 6 couleurs ».
Comment choisir lorsqu’on investit pour la première fois ?
Un nouvel investisseur qui ne possède pas encore un portefeuille de commandes stable devrait sélectionner plusieurs produits représentatifs plutôt que de choisir directement la presse offrant le plus grand nombre de groupes.
Une méthode simple consiste à préparer 3 à 5 travaux :
- un produit que vous prévoyez de vendre très fréquemment ;
- un produit simple ;
- un produit de complexité moyenne ;
- un produit plus exigeant mais commercialement réaliste ;
- un futur produit déjà en discussion avec le marché.
Comparez ensuite leur besoin en groupes
| Travail représentatif | Groupes nécessaires | Importance commerciale |
|---|---|---|
| Travail A | 4 groupes | Production principale prévue |
| Travail B | 5 groupes | Commandes fréquentes prévues |
| Travail C | 6 groupes | Marché en développement |
| Travail D | 8 groupes | Possibilité future non encore confirmée |
Dans cet exemple, une presse 6 couleurs mérite probablement d’être comparée en priorité avec les autres options, car elle couvre les activités principales et les projets probables sans obliger immédiatement l’acheteur à financer deux groupes supplémentaires pour un marché encore incertain.
Cas acheteur 1 : six couleurs visibles, mais seulement quatre groupes nécessaires
Un acheteur envoie un emballage présentant du rouge, du bleu, du vert, du jaune, de l’orange et du noir.
Il pense naturellement :
« Je vois six couleurs, il me faut donc une presse 6 couleurs. »
Après analyse du fichier, ces différentes teintes sont pourtant produites par la quadrichromie CMJN.
Le besoin du graphisme peut donc rester :
4 groupes d’impression.
Cas acheteur 2 : quatre couleurs annoncées, mais six groupes réellement nécessaires
Un autre acheteur souhaite produire une étiquette BOPP transparente. Il décrit son produit comme une « étiquette 4 couleurs » parce que le visuel principal est en CMJN.
Après analyse, il apparaît également nécessaire d’utiliser :
- un blanc couvrant ;
- un rouge Pantone pour la marque.
Le besoin réel devient :
4 CMJN + blanc + Pantone = 6 groupes.
Cet exemple illustre pourquoi le nombre annoncé par l’acheteur doit parfois être corrigé après analyse du produit et du fichier.
Cas acheteur 3 : un travail 8 couleurs ne justifie pas forcément une presse 8 couleurs
Une imprimerie analyse son portefeuille et constate que :
- 70 % des travaux nécessitent 4 groupes ou moins ;
- 25 % utilisent 5 ou 6 groupes ;
- 5 % seulement nécessitent 7 ou 8 groupes.
Dans cette situation, l’acheteur ne doit pas seulement demander :
« Puis-je produire les 5 % de travaux les plus complexes ? »
Il doit également demander :
« Combien me coûte la capacité supplémentaire nécessaire pour ces 5 % de commandes, et quelle valeur génèrent-elles réellement ? »
Une presse 6 couleurs associée à la sous-traitance temporaire de certains travaux peut parfois offrir un meilleur équilibre qu’une presse 8 couleurs.
Cas acheteur 4 : les futurs travaux justifient réellement davantage de groupes
La situation inverse existe également. Une entreprise travaille actuellement principalement en quadrichromie, mais vient de signer plusieurs clients dont les nouveaux graphismes utilisent régulièrement :
CMJN + 2 tons directs.
Les cinquième et sixième groupes ne sont alors plus une simple réserve pour l’avenir. Ils correspondent à des commandes déjà identifiées.
Une presse 6 couleurs peut dans ce cas être plus cohérente qu’un nouvel investissement limité à quatre groupes.
Comment demander au fournisseur une recommandation réellement utile ?
Si vous hésitez encore entre 4, 6 et 8 groupes, ne demandez pas simplement :
« Quelle presse me conseillez-vous ? »
Envoyez plutôt plusieurs travaux représentatifs et demandez :
« Combien de groupes sont nécessaires pour chacun de ces travaux, et quelle configuration couvre raisonnablement la majorité de notre production actuelle et future ? »
Cette question permet de distinguer :
- les groupes indispensables ;
- les groupes régulièrement utiles ;
- les groupes prévus uniquement pour une évolution future.
Un bon fournisseur doit pouvoir expliquer chaque groupe supplémentaire
Une recommandation de presse 6 ou 8 couleurs devrait toujours être accompagnée d’une explication claire de l’utilisation prévue des groupes supplémentaires.
Par exemple :
- groupe 5 destiné régulièrement au blanc couvrant ;
- groupe 6 destiné aux tons directs de marque ;
- groupes 7 et 8 prévus pour des travaux spécifiques déjà identifiés.
Si personne ne peut expliquer dans quels travaux les groupes supplémentaires seront réellement utilisés, l’acheteur devrait vérifier si cette capacité est véritablement nécessaire.
Le produit vous donne une direction, vos commandes déterminent la machine
Une étiquette transparente rend le blanc couvrant plus probable. Un sac kraft peut être produit avec quelques tons directs. Un emballage souple complexe peut utiliser sept ou huit groupes. Mais aucune de ces applications ne permet, à elle seule, de choisir définitivement une presse.
La meilleure base de décision reste un ensemble de travaux représentatifs associé à leur fréquence et à leur importance commerciale.
Une fois ces travaux analysés, l’acheteur peut passer à la dernière étape : faire confirmer la séparation des couleurs par le fournisseur, comparer correctement deux configurations 4, 6 ou 8 couleurs et vérifier si chaque groupe supplémentaire justifie réellement son coût avant de passer commande.
Avant de commander, faites confirmer le nombre de groupes par le fournisseur
Le nombre final de groupes d’impression ne devrait pas être confirmé uniquement à partir d’une discussion commerciale. Avant la commande, l’acheteur doit faire vérifier plusieurs travaux représentatifs et demander au fournisseur d’expliquer comment chaque groupe sera utilisé.
Cette étape est particulièrement importante lorsque le projet comporte des tons directs, du blanc couvrant, un vernis, une impression recto-verso ou plusieurs familles de produits.
Quels fichiers faut-il envoyer ?
Idéalement, préparez :
- les fichiers graphiques de plusieurs travaux représentatifs ;
- les références Pantone lorsqu’elles existent ;
- les informations sur le support ;
- les indications concernant le blanc couvrant ;
- les besoins de vernis ;
- les informations recto-verso ;
- des photos ou échantillons du produit fini.
Un seul travail ne suffit pas toujours. Il est préférable de faire analyser plusieurs commandes reflétant la production normale, les travaux plus complexes et les projets futurs déjà crédibles.
Demandez au fournisseur de montrer l’utilisation prévue de chaque groupe
Une recommandation comme « nous vous conseillons une presse 6 couleurs » est trop vague si elle n’est pas expliquée.
Demandez plutôt une répartition claire, par exemple :
| Groupe | Utilisation prévue |
|---|---|
| 1 | Cyan |
| 2 | Magenta |
| 3 | Jaune |
| 4 | Noir |
| 5 | Blanc couvrant |
| 6 | Ton direct Pantone |
Si les groupes 7 et 8 ne correspondent encore à aucun travail identifiable, demandez pourquoi ils sont recommandés et quelle valeur ils doivent créer.
Comment comparer une offre 4 couleurs avec une offre 6 couleurs ?
Ne comparez pas uniquement la différence de prix entre les deux machines. Comparez d’abord la part réelle de vos travaux que chaque configuration peut couvrir.
| Question | Presse 4 couleurs | Presse 6 couleurs |
|---|---|---|
| Travaux actuels couverts | Quelle proportion ? | Quelle proportion ? |
| Travaux futurs confirmés | Peuvent-ils être produits ? | Peuvent-ils être produits ? |
| Blanc / Pantone / vernis | Faut-il modifier le workflow ? | Les groupes supplémentaires les couvrent-ils ? |
| Sous-traitance restante | Combien de travaux resteraient externes ? | Combien pourraient être internalisés ? |
| Investissement supplémentaire | Base de comparaison. | Quel revenu supplémentaire peut-il soutenir ? |
Si les deux groupes supplémentaires permettent de produire régulièrement des commandes aujourd’hui sous-traitées ou refusées, leur coût peut être justifié.
Si leur utilisation reste hypothétique, la presse 4 couleurs peut parfois représenter un investissement plus rationnel.
Comment comparer une offre 6 couleurs avec une offre 8 couleurs ?
Le même raisonnement s’applique, mais il devient encore plus important de vérifier la fréquence réelle des travaux complexes.
Demandez au fournisseur et à votre équipe commerciale :
- quels produits utilisent réellement les groupes 7 et 8 ;
- combien de fois ces travaux apparaissent chaque mois ;
- quelle marge ils génèrent ;
- s’ils sont déjà confirmés ou seulement envisagés ;
- si une presse 6 couleurs couvre déjà l’essentiel du portefeuille rentable.
Deux groupes supplémentaires doivent être considérés comme un investissement productif, pas comme une assurance abstraite contre tous les besoins futurs.
Quand les groupes supplémentaires valent-ils réellement leur coût ?
Ils peuvent être justifiés lorsque :
- des commandes régulières les utilisent déjà ;
- ils permettent d’internaliser des travaux actuellement sous-traités ;
- ils ouvrent un marché déjà commercialement identifié ;
- ils réduisent les limitations sur les produits principaux ;
- ils évitent de refuser fréquemment des travaux rentables.
Quand faut-il être plus prudent ?
La prudence est recommandée lorsque :
- les travaux concernés sont très rares ;
- aucun client n’a encore demandé cette capacité ;
- le budget supplémentaire réduit l’investissement dans d’autres fonctions critiques ;
- la configuration est choisie uniquement parce qu’elle semble « plus professionnelle » ;
- personne ne peut expliquer comment les groupes supplémentaires seront réellement utilisés.
Le nombre de couleurs ne doit pas faire oublier les autres fonctions importantes
Une presse 8 couleurs mal adaptée à votre workflow peut être moins utile qu’une presse 6 couleurs mieux configurée.
L’acheteur doit toujours considérer l’ensemble du projet, notamment :
- le contrôle de tension ;
- le séchage ;
- le repérage ;
- les changements de travaux ;
- les bobines ;
- les modules de finition ;
- l’automatisation ;
- les supports principaux.
Pour replacer le nombre de groupes dans la décision globale, vous pouvez consulter les autres critères à vérifier avant l’achat d’une presse flexographique.
Les erreurs fréquentes lorsqu’un acheteur choisit le nombre de couleurs
1. Compter simplement les couleurs visibles
Les couleurs visibles ne correspondent pas directement au nombre de groupes. Plusieurs teintes peuvent provenir de CMJN, tandis qu’un blanc ou un vernis invisible dans le comptage visuel peut nécessiter un groupe supplémentaire.
2. Choisir selon la machine d’un concurrent
Le fait qu’un concurrent utilise une presse 8 couleurs ne signifie pas que votre portefeuille de travaux justifie la même configuration.
3. Dimensionner la machine selon un seul travail exceptionnel
Un produit complexe représentant 2 ou 5 % des commandes ne devrait pas automatiquement déterminer toute la machine.
4. Ignorer le blanc couvrant
C’est une erreur fréquente sur les films ou étiquettes transparentes. Le blanc peut modifier immédiatement le nombre de groupes nécessaires.
5. Oublier le vernis
Lorsqu’il est appliqué par un groupe d’impression, il doit être inclus dans la planification des stations.
6. Mélanger recto et verso dans un seul chiffre
« 6 couleurs » ne suffit pas si le besoin réel est 4 couleurs au recto et 2 au verso.
7. Acheter le maximum uniquement pour être « prêt pour l’avenir »
L’évolution future doit être soutenue par des marchés probables ou confirmés. Une capacité inutilisée pendant plusieurs années immobilise du budget sans créer automatiquement de revenus.
8. Ne pas faire analyser plusieurs travaux représentatifs
Un seul fichier ne reflète pas toujours la réalité du portefeuille. Utilisez plusieurs commandes actuelles et futures pour obtenir une recommandation plus fiable.
Checklist acheteur : combien de groupes faut-il vraiment acheter ?
| Question | À confirmer avant la commande |
|---|---|
| Quels sont mes 3 à 5 travaux les plus représentatifs ? | Fichiers ou échantillons disponibles. |
| Combien de groupes chaque travail nécessite-t-il ? | Validation par séparation des couleurs. |
| Ai-je besoin de tons directs ? | Références Pantone ou couleurs spéciales identifiées. |
| Le blanc couvrant est-il nécessaire ? | À vérifier selon le support. |
| Un vernis occupe-t-il un groupe ? | À confirmer selon le procédé retenu. |
| L’impression est-elle recto-verso ? | Répartition des groupes par face confirmée. |
| Quelle proportion de mes commandes utilise 1–4, 5–6 ou 7–8 groupes ? | Analyse du portefeuille réalisée. |
| Quels futurs travaux sont réellement confirmés ? | Distinction entre confirmé, probable et hypothétique. |
| Que m’apportent les groupes supplémentaires ? | Revenus, internalisation ou nouveaux marchés identifiés. |
| Mon budget serait-il mieux utilisé ailleurs ? | Comparaison avec les autres fonctions de la presse. |
FAQ sur le choix entre une presse flexo 4, 6 ou 8 couleurs
Une presse 6 couleurs doit-elle toujours utiliser ses 6 groupes ?
Non. Une presse 6 couleurs peut produire un travail utilisant seulement 2, 4 ou 5 groupes. Les groupes non nécessaires au travail peuvent rester inutilisés selon la configuration. L’intérêt des groupes supplémentaires est de disposer d’une capacité disponible lorsque certains travaux exigent davantage d’encres ou de fonctions imprimées.
Peut-on imprimer un travail 4 couleurs sur une presse 8 couleurs ?
Oui. Une presse 8 couleurs peut généralement produire des travaux utilisant moins de huit groupes. La vraie question est économique : si la majorité des commandes utilisent seulement quatre groupes, vérifiez si l’investissement supplémentaire dans les groupes 5 à 8 correspond à des besoins commerciaux réels.
Un groupe inutilisé augmente-t-il forcément la gâche ?
Pas nécessairement. Un groupe non engagé dans le travail n’a pas besoin d’imprimer. La gâche dépend davantage du calage, du repérage, du changement d’encre, du comportement du support et du processus de démarrage. Il faut comparer les conditions réelles de changement de travaux.
Le blanc couvrant nécessite-t-il toujours un groupe séparé ?
Dans de nombreux projets, oui, lorsqu’il est imprimé comme une encre distincte. La configuration exacte dépend toutefois du support, de l’opacité recherchée et du procédé choisi. Pour les films transparents ou métallisés, demandez au fournisseur de confirmer la stratégie de blanc à partir du travail réel.
Un vernis utilise-t-il toujours un groupe d’impression ?
Non. Cela dépend de la manière dont le vernis est appliqué sur la ligne. S’il passe par un groupe d’impression, il occupe une station. S’il est appliqué par un module dédié, la logique peut être différente. Cette distinction doit être vérifiée avant de compter les groupes.
Les couleurs métalliques demandent-elles un groupe supplémentaire ?
Souvent, lorsqu’une encre métallique spécifique est utilisée comme ton direct. Elle doit alors être traitée comme une encre supplémentaire dans la planification. Le comportement de l’encre, l’anilox et le séchage doivent également être validés selon l’application.
Peut-on changer l’ordre des couleurs entre deux travaux ?
Oui, dans certaines limites liées à la conception de la presse et au procédé. L’ordre des encres peut varier selon le support, le graphisme, le blanc, les tons directs et le séchage. Le fournisseur doit confirmer les séquences adaptées aux travaux que vous prévoyez réellement.
Faut-il réserver un groupe uniquement pour les futurs produits ?
Seulement si les futurs produits sont suffisamment crédibles pour justifier l’investissement. Une marge d’évolution peut être utile, mais elle devrait correspondre à un marché identifié, des clients en discussion ou une évolution commerciale réaliste plutôt qu’à une possibilité très lointaine.
Un fichier PDF suffit-il pour confirmer le nombre de groupes ?
Parfois, mais pas toujours. Un PDF peut permettre une première analyse, mais les fichiers natifs, les références Pantone, les informations sur le support et les exigences de blanc ou de vernis peuvent être nécessaires pour confirmer correctement la séparation et la configuration finale.
Qui doit valider la séparation finale des couleurs ?
La séparation finale doit être confirmée par les personnes responsables du prépresse et du procédé d’impression avant la production. Pour le choix de la machine, le fabricant peut aider à estimer les groupes nécessaires, mais la préparation définitive du fichier doit correspondre aux conditions réelles de production.
4, 6 ou 8 couleurs : quelle configuration choisir finalement ?
Choisissez le nombre de groupes qui couvre efficacement vos travaux actuels et une part raisonnable de vos futurs travaux probables.
Une presse 4 couleurs peut être parfaitement adaptée lorsque la majorité des commandes reste en CMJN ou utilise quelques tons directs. Une presse 6 couleurs devient intéressante lorsque le blanc, les Pantone ou d’autres fonctions supplémentaires reviennent régulièrement. Une presse 8 couleurs devient plus logique lorsque les travaux utilisant 7 ou 8 groupes représentent une part réellement importante de l’activité.
Il n’existe donc pas de réponse universelle à la question « combien de couleurs faut-il ? ».
Vous connaissez votre produit : laissez les travaux déterminer le nombre de groupes
Lorsqu’un fabricant vous demande combien de couleurs vous souhaitez, vous n’avez pas besoin de connaître immédiatement la réponse.
Vous pouvez commencer par fournir vos produits, vos fichiers, vos supports et vos projets futurs. Le nombre minimal de groupes peut ensuite être déterminé à partir des séparations nécessaires.
La vraie décision d’investissement vient ensuite : faut-il rester au minimum actuel, conserver une petite marge ou financer davantage de groupes pour des marchés futurs déjà identifiés ?
La meilleure presse n’est pas celle qui possède le plus de groupes, mais celle dont les groupes correspondent réellement aux travaux que vous allez vendre et produire.