[email protected] Appelez-nous : 8613375778885

Nous suivre:

Auteur:

Source: HENGHAO Machinery

Dernière modification: 2026-09-22


Numérique ou Flexo pour Étiquettes : Quand Passer à la Flexographie ?

L’impression numérique est souvent une solution très efficace pour démarrer une activité d’étiquettes, produire de petites séries ou gérer de nombreuses variations de fichiers.

Mais lorsque les volumes augmentent, que certaines références deviennent récurrentes et que la capacité disponible commence à limiter les commandes, une autre question apparaît :

« Est-il temps d’ajouter une presse flexographique à notre production ? »

La réponse ne dépend pas d’un nombre universel d’étiquettes.

Le véritable seuil de passage vers la flexographie dépend du volume par référence, du nombre de SKU, de la fréquence des commandes, des couleurs, des coûts de changement, de la finition et de la capacité réellement disponible.

Dans cet article, nous nous concentrons plutôt sur la décision d’investissement : à quel moment une entreprise déjà équipée en numérique doit-elle sérieusement évaluer la flexographie ?

Numérique ou Flexo pour Étiquettes : Quand Passer à la Flexographie ?

Pourquoi le volume seul ne suffit-il pas pour décider ?

Il n’existe pas un nombre universel d’étiquettes à partir duquel la flexographie devient automatiquement plus rentable que l’impression numérique.

Deux entreprises produisant chacune 300 000 étiquettes par mois peuvent avoir des besoins totalement différents.

Cas A : quelques références avec de longs tirages

Par exemple :

3 SKU × 100 000 étiquettes par mois

Si les trois références utilisent régulièrement :

  • les mêmes matériaux ;
  • les mêmes couleurs ;
  • les mêmes outils de découpe ;
  • des graphismes peu modifiés ;

les coûts de préparation d’une presse flexographique peuvent être répartis sur un grand nombre d’étiquettes conformes.

Cas B : de nombreuses références en petites quantités

Le même volume mensuel peut aussi correspondre à :

60 SKU × 5 000 étiquettes

Dans ce cas, la production comporte beaucoup plus de :

  • changements de fichiers ;
  • changements de couleurs ;
  • changements de formats ;
  • réglages ;
  • temps improductifs.

Le volume mensuel total est identique, mais l’économie de production ne l’est pas.

Le bon indicateur est le volume par travail

Pour commencer à évaluer un passage vers la flexographie, il est plus utile d’analyser :

  • la quantité moyenne par SKU ;
  • la quantité moyenne par commande ;
  • la fréquence de répétition du même travail ;
  • le nombre de changements réalisés chaque jour.

On peut résumer la logique ainsi :

Volume total élevé + nombreuses petites commandes ≠ automatiquement adapté à la flexographie

alors que :

Volume régulier + références répétitives + tirages plus longs = flexographie à évaluer plus sérieusement

Quels signes montrent que l’impression numérique devient une limite ?

Le passage vers la flexographie devient pertinent à étudier lorsque le numérique commence à limiter la capacité, le coût unitaire ou l’organisation des commandes récurrentes.

Il ne faut pas attendre qu’une machine numérique soit totalement saturée.

Plusieurs signaux peuvent indiquer qu’il est temps de comparer une autre organisation de production.

Les mêmes grandes commandes reviennent chaque mois

Si certaines références sont produites :

  • chaque semaine ;
  • chaque mois ;
  • avec le même graphisme ;
  • avec les mêmes couleurs ;
  • sur le même support ;

elles deviennent de bonnes candidates pour une analyse flexographique.

Les plaques et les réglages initiaux peuvent alors être réutilisés sur plusieurs commandes au lieu d’être considérés comme un coût unique pour un seul tirage.

Les longs tirages occupent trop longtemps la capacité numérique

Une presse numérique peut être très efficace pour les petites séries, mais les longues commandes répétitives peuvent monopoliser la machine pendant plusieurs heures.

Cela peut entraîner :

  • des délais plus longs pour les petites commandes urgentes ;
  • un manque de capacité disponible ;
  • des heures supplémentaires ;
  • une augmentation des travaux externalisés.

Dans ce cas, la question n’est plus uniquement :

« Quelle technologie imprime ce travail au coût le plus bas ? »

mais également :

« Quelle technologie libère la capacité nécessaire pour gérer correctement l’ensemble de nos commandes ? »

Le coût variable devient important sur les références récurrentes

Le numérique possède généralement un faible coût de préparation pour chaque nouveau fichier, ce qui constitue un avantage important pour les petites séries.

Mais lorsqu’un même travail est produit en grande quantité et de manière répétitive, l’acheteur doit comparer :

  • le coût des consommables ;
  • le coût d’impression par mètre ou par étiquette ;
  • le temps machine mobilisé ;
  • le coût de finition ;
  • le coût total par commande livrée.

La décision doit donc être basée sur le coût total d’une commande conforme, et non uniquement sur le coût de démarrage.

Les commandes exigent de plus en plus de couleurs de marque

Pour des références utilisant régulièrement :

  • des tons directs Pantone ;
  • un blanc couvrant ;
  • un vernis ;
  • des couleurs de marque récurrentes ;

il devient pertinent de comparer la stabilité, les consommables et le coût réel des deux procédés.

Le choix doit être réalisé travail par travail, car une configuration adaptée à une étiquette photographique CMJN n’est pas nécessairement optimale pour une référence répétitive utilisant plusieurs tons directs.

La finition crée trop d’étapes intermédiaires

Il faut également regarder ce qui se passe après l’impression.

Une étiquette finie peut nécessiter :

Impression → Vernissage / Pelliculage → Découpe → Échenillage → Refente → Rembobinage

Si les commandes à fort volume doivent systématiquement passer par plusieurs opérations séparées, l’entreprise peut comparer une solution flexographique intégrant davantage d’étapes dans un même workflow.

Le bon calcul porte donc sur le coût et le temps du produit fini, et pas uniquement sur l’étape d’impression.

Pourquoi le nombre de SKU change-t-il le calcul de rentabilité ?

Le nombre de SKU détermine combien de fois l’atelier doit interrompre la production pour préparer un nouveau travail.

Pour une presse flexographique, chaque changement peut impliquer :

  • un changement de clichés ;
  • un changement d’encre ;
  • un changement d’anilox ;
  • un nouveau réglage de registre ;
  • un changement de répétition ;
  • un changement d’outil de découpe ;
  • de la gâche avant validation.

Plus les travaux sont courts, plus ces temps fixes représentent une part importante du coût total.

Même volume mensuel, économie différente

Profil Production mensuelle Structure des commandes
Production A 300 000 étiquettes 3 SKU × 100 000
Production B 300 000 étiquettes 60 SKU × 5 000

La Production A comporte peu de changements et de longs tirages.

La Production B exige beaucoup plus de préparation pour la même quantité mensuelle totale.

C’est pourquoi le seuil économique entre numérique et flexographie doit être calculé par famille de travaux, et non à partir du seul volume annuel de l’entreprise.

Les commandes répétitives changent fortement l’équation

Une référence produite une seule fois ne doit pas être évaluée de la même manière qu’un SKU répété chaque mois.

Pour les commandes récurrentes, plusieurs éléments peuvent être réutilisés :

  • les clichés ;
  • les paramètres de production ;
  • les recettes couleur ;
  • les outils de découpe selon le format.

Cela peut réduire le coût et le temps de préparation des commandes suivantes.

La fréquence de répétition d’un SKU est donc l’une des données les plus importantes pour décider quels travaux conserver en numérique et lesquels transférer vers la flexographie.

Quels travaux faut-il analyser en premier ?

Avant d’investir dans une presse flexographique, il peut être utile de classer les commandes actuelles selon :

Critère Donnée à analyser
Volume Quantité moyenne par SKU et par commande
Récurrence Commande unique, mensuelle, hebdomadaire ou continue
Nombre de SKU Nombre de changements nécessaires par équipe
Graphisme Design fixe ou fréquemment modifié
Données variables Identiques ou différentes sur chaque étiquette
Couleurs CMJN, Pantone, blanc couvrant ou vernis
Finition Découpe, pelliculage, vernissage, refente, rembobinage

Cette analyse permet de créer deux groupes : les travaux qui bénéficient encore fortement de la flexibilité numérique et les travaux suffisamment répétitifs pour justifier une analyse flexographique plus approfondie.

Comment comparer le coût réel d’une commande en numérique et en flexographie ?

La bonne comparaison ne porte pas seulement sur le coût d’impression, mais sur le coût total d’une commande terminée et conforme.

Pour une production numérique, le coût peut être résumé ainsi :

Coût numérique = matière + coût d’impression variable + consommables + finition + main-d’œuvre

Pour une production flexographique :

Coût flexo = clichés + calage + gâche de démarrage + matière + encre + finition + temps machine

La différence essentielle est la structure du coût.

Le numérique demande généralement moins de préparation pour un nouveau fichier, mais conserve un coût variable important pendant tout le tirage.

La flexographie comporte davantage de coûts fixes au démarrage, mais ces coûts peuvent être répartis sur un plus grand nombre d’étiquettes lorsque les tirages deviennent plus longs.

Pourquoi faut-il calculer le coût par commande et non uniquement par étiquette ?

Une commande comprend souvent davantage que l’impression :

  • préparation du fichier ;
  • réglage machine ;
  • matière perdue au démarrage ;
  • impression ;
  • découpe ;
  • échenillage ;
  • refente ;
  • rembobinage ;
  • contrôle qualité.

Comparer uniquement le coût d’impression au mètre peut donc donner une conclusion différente du coût réel du produit fini.

Comment calculer un coût par mille étiquettes ?

Une méthode simple consiste à répartir tous les coûts de la commande sur la quantité vendable :

Coût par 1 000 étiquettes = coût total de la commande ÷ quantité conforme × 1 000

Il faut utiliser la quantité réellement vendable après :

  • la gâche ;
  • les défauts ;
  • les pertes de finition.

Une technologie générant moins de déchets ou moins d’arrêts peut donc avoir un coût réel inférieur même si son coût d’impression théorique semble plus élevé.

Comment les clichés, le calage et la gâche influencent-ils la rentabilité flexo ?

En flexographie, les coûts de préparation pèsent davantage sur les petites séries et deviennent proportionnellement plus faibles lorsque le volume augmente.

Les principaux coûts fixes ou semi-fixes comprennent :

  • fabrication des clichés ;
  • montage des clichés ;
  • préparation des encres ;
  • réglage du registre ;
  • matière utilisée avant validation ;
  • temps opérateur pendant le calage.

Pourquoi les petites séries pénalisent-elles davantage la flexographie ?

Prenons un exemple simplifié avec un coût de préparation identique pour deux commandes :

Commande Coût de préparation Quantité Préparation répartie sur 1 000 étiquettes
A Identique 5 000 Élevée
B Identique 100 000 Beaucoup plus faible

Le même coût de calage devient donc beaucoup moins important par étiquette lorsque le tirage augmente.

Pourquoi les commandes répétitives améliorent-elles encore l’équation ?

Pour un SKU récurrent, certains éléments peuvent être réutilisés lors des commandes suivantes :

  • les clichés ;
  • les recettes couleur ;
  • les paramètres de registre ;
  • les outils de découpe ;
  • les réglages de production.

Cela peut réduire :

  • le temps de préparation ;
  • la quantité de matière utilisée au redémarrage ;
  • le risque d’erreur opérateur.

Un SKU produit tous les mois doit donc être évalué sur plusieurs commandes, et pas uniquement sur le premier tirage.

Pourquoi la gâche doit-elle être intégrée dans le calcul ?

Une presse flexographique peut consommer du matériau pendant :

  • la mise en couleur ;
  • le réglage du registre ;
  • la montée en vitesse ;
  • les changements de travail.

Pour un long tirage, cette matière peut représenter une faible part du volume total.

Pour un très petit tirage, elle peut représenter une part importante du coût.

Le bon indicateur est donc le pourcentage de matière vendable après réglage, et pas uniquement la quantité totale consommée.

Quand les coûts variables du numérique deviennent-ils critiques ?

Le numérique devient particulièrement intéressant lorsque la faible préparation compense son coût variable, mais cet avantage peut diminuer sur les longs tirages répétitifs.

Les coûts variables peuvent inclure :

  • encres ou toners ;
  • consommables spécifiques ;
  • maintenance liée au volume imprimé ;
  • charges calculées au clic, au mètre ou selon la couverture ;
  • temps machine utilisé par les longs travaux.

Plus la quantité augmente, plus ces coûts s’accumulent directement avec le volume.

Pourquoi un long tirage peut-il bloquer une presse numérique rentable ?

Un travail peut rester rentable sur le papier tout en créant un problème de capacité.

Par exemple, si une longue commande occupe la presse numérique pendant plusieurs heures, elle peut retarder :

  • les petites commandes urgentes ;
  • les travaux personnalisés ;
  • les prototypes ;
  • les séries nécessitant des données variables.

Il faut donc donner une valeur économique à la capacité libérée lorsque certains longs tirages sont transférés vers la flexographie.

Le seuil économique est-il le même pour toutes les entreprises ?

Non. Chaque usine possède son propre seuil de bascule.

Il dépend notamment :

  • du coût horaire des machines ;
  • du coût local de la main-d’œuvre ;
  • du prix des clichés ;
  • du coût des consommables numériques ;
  • du taux de gâche ;
  • de la longueur moyenne des commandes ;
  • du taux d’utilisation des équipements ;
  • du workflow de finition.

C’est pourquoi il est préférable de calculer plusieurs scénarios, par exemple :

  • 5 000 étiquettes ;
  • 20 000 étiquettes ;
  • 50 000 étiquettes ;
  • 100 000 étiquettes ;
  • plusieurs commandes répétées sur l’année.

Comment trouver votre propre point de croisement ?

Pour chaque volume, calculez :

Coût total numérique de la commande

et :

Coût total flexographique de la même commande

Puis comparez les résultats.

Le point où :

Coût total flexo ≤ coût total numérique

constitue un premier indicateur économique.

Mais il faut encore vérifier :

  • la capacité disponible ;
  • les délais ;
  • la qualité demandée ;
  • les données variables ;
  • la finition.

Le véritable seuil de bascule est donc un seuil économique et opérationnel, pas seulement un nombre d’étiquettes.

Quelles données faut-il collecter avant de faire ce calcul ?

Donnée Pourquoi l’utiliser ?
Quantité moyenne par SKU Permet d’identifier les tirages suffisamment longs.
Fréquence de répétition Permet de répartir clichés et réglages sur plusieurs commandes.
Temps moyen de changement Mesure le temps réellement improductif.
Taux de gâche Permet de calculer la quantité réellement vendable.
Coût des consommables Permet de comparer les coûts variables des deux technologies.
Temps machine Permet de mesurer l’impact sur la capacité disponible.
Coût de finition Permet de comparer le produit fini, pas seulement l’impression.

Avec ces données, l’entreprise peut construire son propre modèle de décision au lieu d’utiliser un seuil générique qui ne correspond pas nécessairement à ses commandes.

Quand les données variables favorisent-elles clairement l’impression numérique ?

Lorsque chaque étiquette ou chaque petit lot doit contenir des informations différentes, l’impression numérique conserve un avantage important.

Les applications peuvent inclure :

  • numéros de série uniques ;
  • QR codes variables ;
  • codes promotionnels individualisés ;
  • personnalisation par client ;
  • informations différentes selon les lots ;
  • campagnes avec plusieurs versions graphiques.

Dans ce type de production, le fichier peut changer sans nécessiter un nouveau jeu de clichés pour chaque version.

Plus la variabilité des données est élevée, moins le seul volume total suffit pour justifier un transfert vers la flexographie.

Pourquoi 100 000 étiquettes variables ne ressemblent-elles pas à 100 000 étiquettes identiques ?

Prenons deux commandes de même volume :

Commande Structure Conséquence principale
A 100 000 étiquettes identiques Long tirage répétitif à analyser pour la flexographie
B 100 000 étiquettes avec QR ou numéros variables Le numérique conserve une forte valeur opérationnelle

Le volume est identique, mais la structure du travail est complètement différente.

Il faut donc analyser simultanément quantité, variabilité et fréquence de changement.

Quels travaux doivent généralement rester dans le flux numérique ?

Le numérique mérite d’être conservé en priorité pour les travaux comportant :

  • de très petites séries ;
  • des données variables ;
  • des modifications fréquentes du graphisme ;
  • des prototypes ;
  • des commandes urgentes ;
  • des campagnes saisonnières à durée limitée.

L’objectif d’une future presse flexographique n’est donc pas nécessairement de récupérer tous les travaux numériques.

Comment les matériaux, les Pantone et la finition changent-ils le choix ?

Le seuil économique entre numérique et flexographie peut changer fortement selon le support, les couleurs et les opérations nécessaires après impression.

Deux commandes de même quantité peuvent présenter des coûts très différents si l’une utilise :

  • un papier autocollant simple ;
  • une quadrichromie standard ;
  • une finition minimale ;

alors que l’autre nécessite :

  • un BOPP transparent ;
  • un blanc couvrant ;
  • deux tons directs Pantone ;
  • un vernis ;
  • une découpe et un échenillage.

Pourquoi les couleurs Pantone peuvent-elles modifier l’analyse ?

Pour certaines marques, la stabilité d’une couleur spécifique est plus importante qu’une simple reproduction visuelle proche.

Les commandes répétitives peuvent demander :

  • le même Pantone à chaque production ;
  • une densité stable ;
  • une cohérence entre plusieurs lots ;
  • un blanc couvrant constant sur film transparent.

Pour ces travaux, il faut comparer la répétabilité couleur, le coût des encres, le temps de préparation et la fréquence des commandes, et pas seulement la qualité visuelle d’un premier échantillon.

Pourquoi le matériau doit-il être inclus dans le calcul ?

Le passage d’un papier autocollant à un film BOPP, PET ou PE peut modifier :

  • le système d’encre ;
  • le séchage ;
  • le traitement de surface ;
  • la tension de bande ;
  • le taux de gâche ;
  • la vitesse réellement stable.

Une comparaison économique sérieuse doit donc être effectuée par famille de matériaux, et non uniquement par quantité.

Pourquoi la finition peut-elle déplacer le seuil de rentabilité ?

Une étiquette vendable ne s’arrête pas toujours à l’impression.

Le workflow peut être :

Impression → Vernissage / Pelliculage → Découpe → Échenillage → Refente → Rembobinage

Si un travail numérique nécessite plusieurs passages sur des équipements séparés, il faut intégrer :

  • les temps de transfert ;
  • les changements de bobines ;
  • la main-d’œuvre ;
  • le stockage intermédiaire ;
  • les pertes supplémentaires.

Une configuration flexographique capable d’intégrer plusieurs étapes peut alors modifier le coût total du produit fini.

À l’inverse, si l’usine possède déjà une ligne de finition hors ligne très efficace, l’intégration de toutes les fonctions dans une nouvelle presse n’est pas automatiquement plus rentable.

Il faut comparer le coût de l’étiquette finie, pas seulement l’impression

La comparaison devrait donc être :

Coût total de l’étiquette numérique finie

contre :

Coût total de l’étiquette flexographique finie

en intégrant :

  • impression ;
  • consommables ;
  • calage ;
  • gâche ;
  • finition ;
  • main-d’œuvre ;
  • temps machine.

Faut-il remplacer le numérique ou ajouter une presse flexographique ?

Dans de nombreuses usines d’étiquettes, la meilleure évolution n’est pas de remplacer totalement le numérique, mais de répartir les commandes entre numérique et flexographie selon leur profil.

Cette approche permet à chaque technologie de traiter les travaux pour lesquels elle apporte le plus de valeur.

Quels travaux conserver sur la presse numérique ?

Le numérique peut rester prioritaire pour :

  • prototypes ;
  • très petites séries ;
  • données variables ;
  • nombreuses versions graphiques ;
  • commandes urgentes ;
  • lancements de nouveaux produits.

Quels travaux transférer en priorité vers la flexographie ?

La flexographie mérite d’être étudiée en priorité pour :

  • SKU récurrents ;
  • tirages moyens à longs ;
  • commandes répétées chaque mois ;
  • travaux utilisant régulièrement les mêmes Pantone ;
  • productions où plusieurs opérations de finition peuvent être rationalisées ;
  • commandes qui occupent trop longtemps la capacité numérique.

À quoi peut ressembler une stratégie Digital + Flexo ?

Profil de commande Flux à évaluer en priorité
Prototype ou test marché Numérique
20 SKU en très petites quantités Numérique
QR unique sur chaque étiquette Numérique
SKU stable, volume récurrent élevé Flexographie à évaluer
Pantone et blanc couvrant répétés chaque mois Flexographie à évaluer
Mélange de petites et grandes commandes Numérique + flexographie

Pourquoi cette répartition peut-elle améliorer la capacité globale ?

Si les longs tirages répétitifs sont transférés vers la flexographie, la presse numérique peut rester disponible pour :

  • les commandes urgentes ;
  • les petites séries à forte marge ;
  • les données variables ;
  • les nouveaux designs.

La presse flexographique peut alors absorber :

  • les grands volumes ;
  • les références répétitives ;
  • les commandes stables.

L’objectif n’est plus de chercher une technologie gagnante pour toutes les commandes, mais d’augmenter la capacité totale et la rentabilité de l’atelier.

Quels signes indiquent qu’une stratégie mixte mérite d’être étudiée ?

Une combinaison Digital + Flexo devient particulièrement intéressante à analyser lorsque :

  • la presse numérique fonctionne régulièrement proche de sa capacité ;
  • une partie des commandes est devenue répétitive ;
  • les grandes séries retardent les petites commandes ;
  • le nombre de SKU reste élevé ;
  • les données variables restent importantes pour certains clients ;
  • l’entreprise souhaite augmenter son volume sans perdre la flexibilité du numérique.

Dans ce contexte, ajouter une presse flexographique peut être une décision de segmentation de capacité plutôt qu’un remplacement technologique.

Comment classer vos commandes avant d’investir ?

Il est utile de répartir les travaux des 6 à 12 derniers mois en quatre groupes :

Groupe Profil
A Courts tirages + forte variabilité
B Courts tirages + travaux répétitifs
C Volumes moyens + références récurrentes
D Longs tirages + références stables

Les groupes C et D sont généralement les premiers à analyser pour un éventuel transfert vers la flexographie.

Les groupes A restent souvent ceux pour lesquels la flexibilité numérique conserve le plus de valeur.

Cette segmentation permet de dimensionner une future presse flexographique à partir des commandes réellement transférables, plutôt qu’à partir du volume total de l’entreprise.

Quelles données utiliser pour calculer votre propre seuil de bascule ?

Le meilleur moyen de savoir quand ajouter une presse flexographique est d’analyser vos propres commandes des 6 à 12 derniers mois.

Il ne faut pas partir d’un seuil générique comme :

« À partir de 50 000 étiquettes, la flexographie est toujours plus rentable. »

Un tel chiffre peut être trompeur, car deux commandes de même quantité peuvent avoir des structures totalement différentes.

Il est préférable d’extraire les données suivantes :

Donnée à analyser Pourquoi est-elle importante ?
Quantité moyenne par SKU Permet d’identifier les références suffisamment longues pour une analyse flexographique.
Fréquence de répétition Mesure combien de fois le même travail revient dans l’année.
Nombre de SKU Permet d’estimer la fréquence des changements de travaux.
Temps machine numérique Montre quelles commandes utilisent le plus de capacité.
Coût des consommables Permet d’évaluer le coût variable réel des longs tirages.
Pourcentage de données variables Identifie les travaux qui doivent probablement rester en numérique.
Nombre de couleurs Aide à définir la future configuration flexographique.
Pantone et blanc couvrant Influencent le nombre de groupes, les encres et la répétabilité couleur.
Matériaux Papier, BOPP, PET, PE ou autres supports nécessitent des configurations différentes.
Finition Découpe, échenillage, vernissage, pelliculage et refente influencent le coût total.
Gâche Permet de calculer la quantité réellement vendable.
Travaux externalisés Peut révéler une capacité interne insuffisante.

Comment identifier les premiers travaux à transférer vers la flexographie ?

Commencez par les références ayant à la fois un volume régulier, une forte récurrence et peu de variations graphiques.

Par exemple, un SKU produit :

  • tous les mois ;
  • sur le même support ;
  • avec les mêmes Pantone ;
  • avec la même forme de découpe ;
  • sans données variables ;

constitue un meilleur candidat qu’une commande ponctuelle de quantité équivalente.

Pour chaque famille de travaux, comparez :

Coût annuel actuel en numérique

avec :

Coût annuel estimé en flexographie + clichés + calages + gâche + maintenance + main-d’œuvre + finition

Le calcul annuel est particulièrement important lorsque les mêmes SKU reviennent plusieurs fois.

Comment intégrer l’investissement de la presse dans le calcul ?

Le coût d’achat de la presse ne doit pas être comparé à une seule commande.

Il faut estimer :

  • le volume réellement transférable vers la flexographie ;
  • le nombre d’heures d’utilisation prévues ;
  • l’économie potentielle par famille de travaux ;
  • la capacité supplémentaire générée ;
  • les nouveaux travaux que l’entreprise pourra accepter.

Une logique simple consiste à calculer :

Économie annuelle potentielle = coût actuel des travaux transférables − coût annuel estimé de leur production flexographique

Puis à comparer cette économie avec :

  • l’investissement machine ;
  • les équipements périphériques ;
  • la formation ;
  • les clichés ;
  • la maintenance ;
  • les consommables de démarrage.

L’objectif n’est pas seulement de réduire le coût d’impression, mais d’obtenir un retour sur investissement cohérent avec le volume réellement disponible.

Quels signes indiquent qu’il est encore trop tôt pour investir ?

Une presse flexographique ne doit pas être achetée uniquement parce que certains travaux numériques semblent coûteux.

Il peut être préférable d’attendre si :

  • la majorité des commandes reste très courte ;
  • les fichiers changent constamment ;
  • les données variables représentent une grande partie du chiffre d’affaires ;
  • les volumes récurrents sont encore insuffisants ;
  • l’usine ne dispose pas encore du workflow de prépresse nécessaire ;
  • la future presse resterait sous-utilisée une grande partie du temps.

Une capacité inutilisée peut coûter davantage qu’un coût unitaire numérique légèrement supérieur.

Comment tester une presse flexographique avant d’investir ?

Le FAT doit reproduire les travaux que vous prévoyez réellement de transférer depuis le numérique vers la flexographie.

Il ne suffit pas de demander au fabricant d’imprimer une démonstration standard.

Choisissez idéalement plusieurs travaux représentatifs :

  • un SKU récurrent à volume élevé ;
  • un support fréquemment utilisé ;
  • un travail avec Pantone ;
  • un film avec blanc couvrant si cette application est importante ;
  • un travail nécessitant une découpe représentative.

Quels éléments comparer pendant le test ?

Point de contrôle Question à poser
Vitesse stable À quelle vitesse ce travail peut-il être produit durablement ?
Gâche de démarrage Combien de matière est nécessaire avant d’obtenir des étiquettes conformes ?
Temps de calage Combien de temps faut-il entre deux commandes ?
Répétabilité couleur Les Pantone et autres couleurs restent-ils stables pendant le tirage ?
Registre Le Print-to-Print reste-t-il stable à vitesse de production ?
Découpe Le Print-to-Cut reste-t-il régulier ?
Échenillage La matrice peut-elle être retirée sans ruptures fréquentes ?
Rembobinage La bobine finale répond-elle aux exigences de livraison ?

Pourquoi faut-il mesurer le changement entre deux travaux ?

Pour une entreprise venant du numérique, le temps de changement est l’un des paramètres les plus importants à vérifier.

Le FAT devrait, si possible, inclure :

Travail A → arrêt → changement de clichés / encres / réglages → Travail B

Mesurez :

  • le temps total de changement ;
  • la matière consommée ;
  • le temps nécessaire pour retrouver un registre conforme ;
  • la quantité vendable obtenue ensuite.

Ces données permettront de construire un modèle économique beaucoup plus réaliste que celui basé uniquement sur la vitesse maximale.

Quelle capacité faut-il réellement dimensionner ?

Ne dimensionnez pas la nouvelle presse à partir du volume total actuel de l’entreprise, mais à partir du volume réellement transférable vers la flexographie.

Si votre atelier produit par exemple :

  • 40 % de petites séries variables ;
  • 20 % de travaux saisonniers ;
  • 40 % de références longues et répétitives ;

les 40 % de références récurrentes constituent probablement une meilleure base de dimensionnement initial.

Ensuite, ajoutez :

  • la croissance prévue ;
  • les commandes actuellement externalisées ;
  • les nouveaux marchés accessibles avec la flexographie.

FAQ sur le passage du numérique à la flexographie pour les étiquettes

Existe-t-il un volume précis à partir duquel la flexographie est moins chère ?

Non, il n’existe pas de seuil universel. Le point de croisement dépend du volume par SKU, de la fréquence de répétition, des clichés, du calage, de la gâche, des consommables numériques et de la finition. Il faut calculer plusieurs volumes avec vos propres coûts.

Dois-je arrêter l’impression numérique après l’achat d’une presse flexo ?

Pas nécessairement. De nombreux ateliers peuvent utiliser le numérique pour les petites séries, les prototypes et les données variables, tout en transférant vers la flexographie les références longues et récurrentes. Cette répartition peut augmenter la capacité totale sans perdre la flexibilité du numérique.

Les petites commandes répétitives peuvent-elles être produites en flexographie ?

Oui, mais cela dépend du temps de changement et de la gâche. Si les clichés, recettes couleur et outils peuvent être réutilisés efficacement, certaines petites commandes récurrentes peuvent devenir intéressantes. Leur rentabilité doit toutefois être calculée séparément des longs tirages.

La flexographie convient-elle aux étiquettes avec QR codes ?

Oui si le QR code est identique sur toutes les étiquettes. Si chaque QR code doit être unique, une solution numérique ou un système complémentaire de données variables doit être envisagé. Il faut distinguer un graphisme fixe d’une information changeant sur chaque produit.

Les Pantone suffisent-ils à justifier l’achat d’une presse flexo ?

Non. Les tons directs peuvent renforcer l’intérêt de la flexographie pour certains travaux répétitifs, mais l’investissement doit aussi être justifié par le volume, la récurrence, la capacité nécessaire, les matériaux et le coût complet de finition.

Faut-il choisir la presse flexo avec la vitesse maximale la plus élevée ?

Non. Une vitesse élevée n’apporte de valeur que si le registre, le séchage, la découpe et le rembobinage restent stables. Pour un atelier avec plusieurs SKU, les temps de changement et la gâche peuvent avoir davantage d’impact sur la production vendable quotidienne.

Quelle est la première donnée à analyser avant un investissement ?

Commencez par vos commandes récurrentes des 6 à 12 derniers mois. Identifiez le volume par SKU, la fréquence de répétition, les matériaux, les couleurs, la finition et le temps actuellement consommé sur votre équipement numérique. Ces données permettent d’estimer le volume réellement transférable.

Conclusion : ne remplacez pas une technologie, répartissez mieux les travaux

Le passage du numérique à la flexographie ne doit pas être décidé à partir d’un volume générique ou d’une simple comparaison de vitesse.

La décision doit suivre cette logique :

Volume par SKU → Récurrence → Variabilité → Couleurs → Matériau → Finition → Coût total → Capacité → Investissement

Les travaux courts, variables et fréquemment modifiés peuvent continuer à exploiter la flexibilité du numérique.

Les références stables, répétitives et à volume plus élevé peuvent être analysées pour un transfert vers la flexographie.

Dans de nombreux cas, la meilleure stratégie n’est donc pas « numérique ou flexographie », mais « quel travail doit être produit sur quelle technologie ? ».

Si vos données montrent qu’une partie importante de vos commandes devient adaptée à la flexographie, vous pouvez comparer les configurations de presses flexographiques selon vos supports, vos largeurs, vos couleurs et votre workflow de finition.

Nos recommandations de machines pertinentes

Liste des derniers contenus de la base de connaissances

My profile picture
WA: 8613375778885
×
Vous pouvez m'envoyer un message sur WhatsApp si vous avez des questions.